La confiance en soi :

S’il fallait définir la confiance en soi en quelques mots, nous pourrions la résumer à un sentiment de sécurité vis-à-vis de sa propre personne.

Avoir confiance en soi, c’est avoir confiance en son potentiel, ses capacités et ses ressources. Pour faire simple, la confiance en soi, c’est se considérer comme apte à affronter, de manière générale, les situations qui nous entourent !

Avoir confiance en soi c’est avant tout se connaître, c’est croire en son potentiel et en ses capacités.

La confiance en soi n’est pas innée, elle se travaille, se renforce, s’enracine en nous après chaque expérience. La confiance en soi n’est jamais acquise définitivement. Elle est temporaire et ancrée dans nos expériences. La confiance en soi se développe et n’a de cesse d’évoluer au cours de la vie d’un individu.

Il y a des moments où on ne se sent pas bien, et là, notre confiance a tendance à baisser et, au contraire, lorsque nous nous sentons bien la confiance grandit. Il y a des allers-retours entre la confiance et la non-confiance.

Pourquoi ? Parce que la confiance en soi est un ressenti interne. Elle dépend beaucoup de nos états intérieurs (pensées, émotions, corps). C’est la confiance que je me fais pour me débrouiller dans un secteur que je connais bien mais surtout dans un secteur, une situation que je ne connais pas.

 

Tout le monde peut avoir confiance en soi. Elle se développe, et se muscle

La clé principale est l’action.

 

Distinction entre la confiance en soi, l’estime de soi, et l’affirmation de soi

On distingue :

  • l’estime de soi, qui concerne la vision globale de soi-même (« Qu’est-ce que je pense de ma valeur personnelle ? ») ;
  • la confiance en soi, qui concerne les compétences personnelles (« Suis-je capable de faire correctement mon travail ou de conduire correctement ma voiture ?) ;
  • l’affirmation de soi, qui concerne les compétences relationnelles de chacun (« Suis-je capable de me sentir bien avec les autres ? »).

Ces trois dimensions sont, en partie, liées. L’affirmation de soi et la confiance en soi concernent plutôt les comportements, l’estime de soi plutôt la personnalité.

L’affirmation de soi est complémentaire à la confiance en soi, et à l’estime de soi. Cela s’apprend au quotidien, ce n’est donc pas inné.

 

 

D’où vient la confiance en soi ?

La confiance en ses aptitudes prend racine dans l’enfance. Entre zéro et quatre ans, l’enfant prend confiance à travers les progrès qu’il réalise. Les parents jouent un rôle important : quand ils aident, qu’ils soutiennent, et autorisent des expériences nouvelles, ils peuvent stimuler l’enfant et lui donner l’envie d’en faire plus.

La notion de confiance en soi est à relier avec la notion de progrès, comme dans nos vies d’adultes : dans l’entreprise ou dans le sport, c’est en progressant que l’on prend confiance en soi.

L’adolescence est la deuxième phase consolidation de la confiance à travers la construction de l’identité. L’éducation est une clé de la confiance en soi.

Dans l’enfance, c’est dans la prise de risque que l’on construit sa confiance. Donc éduquer : ce n’est pas protéger, c’est inciter à faire, et être tolérant sur l’erreur.

Il faut encourager les succès des enfants, mais aussi leur parler des échecs et leur inculquer la culture intelligente de l’échec.

 

 

Les conséquences du manque d’assurance :

Le malaise qui découle du manque de confiance peut générer une maladresse relationnelle bien pénalisante :

  • Comportement hésitant, victimisation.
  • Dévalorisation de ses compétences.
  • A l’inverse : survalorisation, arrogance, etc.
  • Être dans un rôle de victime, de bourreau, ou de sauveur. Voir le triangle de Karpman.

En bref, le manque de confiance en soi peut mener tout droit aux stratégies d’échec et à la procrastination.

Quelques pistes pour améliorer sa confiance en soi :

Sortir de la comparaison : il faut aussi se dégager des comparaisons et compétitions sociales… Il y a des moments où on est en compétition avec d’autres, et des moments où on ne l’est pas, où on avance tranquillement dans la vie.

Faire la part des choses : Il faut accepter que l’on ne puisse pas être bon dans tout. Cette notion d’acceptation de soi est centrale. La plupart des humains doutent d’eux… Et quand on leur fait des compliments, ils se demandent s’ils sont à la hauteur.

Se voir avec bienveillance : On ne dirait pas à un ami : « Tu es nul ! » Alors pourquoi se le dire à soi-même ? Il faut bien sûr tenter d’atteindre nos objectifs, et digérer nos échecs, mais surtout se voir avec respect et bienveillance – et se parler comme on parlerait à un ami.

La reconnaissance sociale : Se sentir apprécié par les autres, avoir sa place, peut aider la confiance en soi. Nul besoin d’être performant pour être apprécié au sein d’un groupe d’amis, mais la générosité, la modestie, l’humour sont des qualités qui peuvent y être très appréciées…

Le désir : souvent dans l’entreprise, on oublie cette notion-là, or c’est structurant. Il serait intéressant de se renseigner sur le désir de la personne avant de lui faire, faire une tache, sinon on multiplie les risques d’échec.

L’accoutumance : l’aisance, la sécurité, viennent de la répétition. Elle permet l’acquisition de la sécurité.

L’ambiance : C’est la métaphore du jardinier : si on met une plante dans un climat qui ne lui convient pas, on peut mettre ce que l’on veut dessus, ça n’ira pas. L’humain est en interaction permanente.

Se respecter : On entend parfois : « j’ai raté une réunion la semaine dernière, je ne l’avais pas préparée, je me suis tiré une balle dans le pied : je ne me suis pas respecté. » Ne pas hésiter à prendre le temps pour se préparer, pour se donner de la sécurité…

L’engagement dans l’action : on a des résultats sur ce que nous sommes capables d’affronter. Des résultats positifs et c’est le succès ; négatifs et c’est l’échec… l’échec nous apprend aussi des choses, sur nos limites.

Pour aller plus loin

Comment développer davantage la confiance en soi

Chacun d’entre nous connaît un jour dans sa vie un manque de confiance en soi. Le manque de confiance en soi s’exprime au travers d’une multiplicité de sentiments : timidité, manque d’assurance.

  1. Prendre des risques calculés et accumuler de l’expérience :

En somme, comme dans tous les autres apprentissages, il est important de graduer la difficulté, pour progresser rapidement, et ne pas se limiter à ce qu’on connaît déjà.

 

  1. Auto-évaluer vos résultats :

Il ne suffit pas d’accumuler de l’expérience, il est important aussi d’en tirer les leçons appropriées. C’est-à-dire apprendre à « s’observer faire » sans jugement mais avec la plus grande neutralité possible.

 

  1. Faites le tri de vos croyances négatives qui vous limitent:

Les croyances limitantes :

Il est judicieux de garder à l’esprit que les personnes qui ont confiance en elles, croient en elles.

Il est important de prendre conscience des bonnes croyances qui font avancer et des mauvaises croyances qui font reculer.

Une croyance a le pouvoir de vous construire ou de vous détruire

Exemple de croyances : 

« Je suis nul ; je n’y arriverai jamais ; le monde est trop compliqué ».

 

  1. La force de la pensée

À l’image de nos croyances, il est important de prendre conscience de la force de notre pensée. De la manière dont elle influence nos comportements.

Il est important d’avoir des pensées positives car une attitude positive va nous aider à mieux traverser les difficultés.

C’est aussi avoir une attitude de gagnant, de croire en soi.

Il existe un programme positif et un programme négatif.

On utilise le programme que l’on veut vivre.

L’optimiste et le pessimiste ont raison tous les deux, sauf qu’il y en a un qui est plus heureux.

 

Liste de réflexions qui peuvent vous aider à bâtir la confiance en vous

 

Cochez celles auxquelles vous estimez nécessaire d’accorder une attention soutenue.

 

□   Commencez par vous aimer

 

□   Arrêtez de vous dénigrer

 

□   Arrêtez de vous comparer aux autres

 

□   Commencez par utiliser pleinement vos capacités

 

□   Commencez par considérer vos erreurs comme un enseignement

 

□   Commencez par vous souvenir de vos réussites passées.

 

□   Commencez par devenir « expert » dans le travail que vous souhaitiez faire

 

□   Commencez par trouver dans votre vie des domaines où vous pouvez faire des changements positifs

 

□   Commencez par mettre sur pied un programme de développement personnel,  par des lectures d’ouvrages dans un premier temps

 

□   Commencez par agir, au lieu de trop vous contenter de prévoir d’agir